Le gouvernement Suminwa II, dévoilé le 7 août 2025, marque une nouvelle étape dans la stratégie de redynamisation économique de la République démocratique du Congo. Parmi les figures clés de ce remaniement, Aimé Boji Sangara, ancien ministre du Budget, prend les rênes du ministère de l’Industrie. Sa nomination incarne une volonté de rupture : faire de l’industrie un pilier de souveraineté économique et de création d’emplois durables.

Diplômé en finances publiques, formé en Belgique et au Canada, Aimé Boji s’est illustré par une gestion rigoureuse du Budget national. Son passage à ce portefeuille a été marqué par la rationalisation des dépenses, la transparence budgétaire et une meilleure allocation des ressources.
Ce bagage technocratique, allié à une connaissance fine des mécanismes institutionnels, le positionne comme un acteur stratégique pour impulser une politique industrielle cohérente et ambitieuse.
Défis majeurs
À son arrivée au ministère de l’Industrie, Aimé Boji se retrouve face à une série de défis structurels et conjoncturels qui freinent l’essor du secteur, en l’occurrence, la faible transformation locale des ressources, la dépendance aux importations, la vétusté des infrastructures industrielles, la faible attractivité pour les investisseurs. Ces défis sont chacun auteur d’un frein inimaginable.

Une vision à construire
Aimé Boji devra articuler une vision industrielle capable de répondre aux défis de ce secteur, en misant sur la relance des Zones économiques spéciales (ZES), avec des incitations fiscales claires et des infrastructures modernes, la promotion du “Made in Congo”, pour stimuler la production locale et renforcer la fierté nationale, des partenariats publics privés structurants, notamment dans les domaines agroalimentaire, pharmaceutique et textile, et pourquoi pas une politique industrielle inclusive, intégrant les PME, les coopératives locales et les jeunes entrepreneurs.
Medy LAPATSH

