Un atelier consacré à la problématique des additifs alimentaires utilisés dans la fabrication des produits de consommation en République Démocratique du Congo se tiendra mardi 16 et mercredi 17 juillet 2026, dans l’enveinte de l’Institut national des Arts (INA) à Kinshasa.
Organisé par des institutions nationales en partenariat avec des organisations spécialisées, cet atelier entend remettre ce sujet sur la table en tant que question sensible de santé publique. Elle prévoit de discussions sur les moyens de combler l’absence de règles nationales relatives à ces produits et va proposer des pistes pour une réglementation adaptée au contexte du pays.

Enjeux pour la population
Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées intentionnellement aux aliments pour modifier leur goût, leur apparence, leur conservation ou certaines propriétés technologiques. N’étant pas consommées en tant qu’aliments en soi, lorsque l’usage n’est pas encadré par une réglementation stricte ou suivi par une institution de contrôle peut entraîner des risques sanitaires et environnementaux préoccupants.
Les débats devront permettre de réfléchir à des alternatives plus naturelles et à des mécanismes de contrôle renforcés, afin de protéger les consommateurs et d’améliorer la qualité des produits sur le marché congolais.
Contexte historique
Depuis l’indépendance, la République Démocratique du Congo n’a jamais adopté de cadre juridique spécifique sur les additifs alimentaires. Les institutions de contrôle se sont jusqu’ici appuyées sur le Codex Alimentarius, référence internationale élaborée dans les années 1960, sans parvenir à l’adapter au contexte national. Par ailleurs, l’ouverture du marché aux produits importés dans les années 1990 a accentué l’usage de ces substances, parfois sans contrôle, entraînant des polémiques sanitaires ».
Linda IMBANDA

