L’Abattoir public de Masina a récemment été le cadre d’une évaluation menée par des stagiaires de l’ISAVET. Leur mission consistait à analyser les risques sanitaires et les mesures de biosécurité appliquées tout au long de la chaîne d’abattage, depuis la réception des animaux jusqu’à l’inspection des viandes. Cet exercice pratique, soutenu par le Pandemic Fund, s’inscrit dans le cadre de la formation en santé publique vétérinaire.
Les stagiaires ont identifié les points critiques où la contamination croisée peut survenir, notamment lors de la manipulation des carcasses et du nettoyage des équipements. Ils ont également observé les procédures de contrôle sanitaire mises en œuvre pour garantir la salubrité des produits destinés à la consommation. L’application rigoureuse des mesures de biosécurité, telles que le lavage, la désinfection et la gestion des déchets, a été évaluée afin de réduire les risques de transmission de zoonoses.

Cet exercice illustre le rôle central des vétérinaires dans la prévention des maladies transmissibles par les aliments. En renforçant les compétences des stagiaires, l’ISAVET contribue à améliorer la sécurité alimentaire des populations locales, à prévenir la propagation de pathogènes à travers la viande et les produits animaux, et à soutenir les politiques nationales de lutte contre les épidémies et pandémies.
Grâce au soutien du Pandemic Fund, cette initiative démontre l’importance des partenariats internationaux dans le renforcement des capacités locales. Elle ouvre la voie à une meilleure intégration des pratiques de biosécurité dans les abattoirs publics de Kinshasa et au-delà, consolidant ainsi la résilience sanitaire face aux menaces émergentes.
Medy LAPATSH

