À Maluku, une boulangerie a été inaugurée le 6 juin 2026 pour soutenir les femmes déplacées par les violences du phénomène Mobondo. Dotée par le gouvernement japonais, en partenariat avec le BCNUDH et l’Association Afla, elle vise l’autonomisation économique et la réinsertion sociale.

L’ambassadeur du Japon, Ogawa Hidetoshi, a procédé au lancement des activités de Crète unité de production, aux côtés de la ministre du Genre, Micheline Ombae Kalama, et du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba. Symbole d’espoir, de dignité et de résilience, cette initiative transforme la douleur en énergie créatrice et offre aux femmes une nouvelle chance de se reconstruire.
Par ailleurs, cette inauguration a suscité une polémique sur la toile : certains y voient une initiative salutaire pour les femmes déplacées par le phénomène Mobondo, tandis que d’autres dénoncent une opération de communication qui ne répond pas aux besoins structurels des victimes.
Il faut noter que ces femmes victimes du phénomène Mobondo vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires. Elles sont déplacées de leurs villages du Maï‑Ndombe, et se retrouvent à Menkao, dans la commune rurale de Maluku, souvent sans maison ni terres, dépendantes d’initiatives humanitaires. Elles endurent la perte de leurs biens, l’insécurité, la pauvreté et la marginalisation sociale.

« Une boulangerie dotée par des étrangers ne doit pas être une fierté pour les autorités congolaises, car elle ne règle pas les vrais problèmes de ces déplacées », a déclaré un acteur politique dans une intervention sur les réseaux sociaux.
Medi LAPATSH

