Malgré un territoire désertique à 97 %, l’Égypte s’impose comme premier producteur de poisson d’Afrique issu de l’aquaculture. Selon un rapport du Foreign Agricultural Service 2025 (FAS), le pays produit environ 2 millions de tonnes de poissons par an, dont près de 80 % proviennent de l’aquaculture. Le tilapia du Nil domine cette production, largement portée par des fermes privées.
Cette performance place l’Égypte loin devant le Nigéria, deuxième producteur continental, et illustre l’importance stratégique de l’aquaculture pour la sécurité alimentaire nationale. Les experts soulignent toutefois des défis persistants : concurrence pour l’eau, gestion des maladies et manque d’infrastructures de transformation. Malgré cela, la croissance démographique et la demande intérieure soutiennent les perspectives d’expansion du secteur

Quel message pour la RDC ?
Le cas de l’Égypte offre un message stratégique fort à la RDC : il est possible de transformer un handicap géographique (désert, rareté de l’eau) en moteur de développement grâce à une politique volontariste d’aquaculture.
La RDC doit voir dans l’exemple égyptien une invitation à transformer son abondance en stratégie. Là où le désert a poussé l’Égypte à innover, la RDC peut s’appuyer sur ses eaux pour bâtir une filière aquacole durable, nourrir sa population et exporter le surplus.
Medy LAPATSH

