Former pour la République Démocratique du Congo et pour le monde une nouvelle génération d’élites instruites dans les voies du Seigneur : telle est la mission que s’est donnée Marie NVIDIA, promotrice des Écoles Chrétiennes La Source de Vie (ECSV). Parmi ces voies, cultiver la terre occupe une place importante.
C’est dans cette perspective que du 27 au 29 mai 2026, les ECSV ont célébré le Carnaval des métiers

Agriculture, mission divine complémentaire
Durant trois jours, élèves et enseignants ont dans une ambiance festive, vêtus de costumes rappelant les figures bibliques liées aux activités champêtres. D’Isaac le cultivateur à Ruth la glaneuse, en passant par la sage-femme tisserande, chaque personnage incarnait un message : l’agriculture n’est pas une tâche secondaire, mais une mission divine confiée aux hommes, essentielle au développement des sociétés. « Nous avons réuni les enfants dans cette activité parascolaire autour des métiers ruraux, afin de leur fixer dès le bas âge sur leur rôle essentiel dans la mission que le Seigneur leur a donnée, en tant que futurs cadres du pays », a déclaré l’un des professeurs, animateur de la journée.
Au-delà de la célébration, la promotrice des ECSV a voulu montrer aux responsables des Établissements scolaires et aux autorités du pays, l’importance de l’entrepreneuriat agricole dans l’éducation de base. Son objectif, briser la fracture mentale qui associe encore l’agriculture à un métier réservé aux pauvres ou aux non-instruits. Cette perception, transmise de génération en génération, a détourné de nombreux jeunes de l’agriculture vers les métiers de bureau, contribuant à un chômage élevé dans un pays pourtant à vocation agricole et où, la création d’emplois dans les domaines qui suscitent l’engouement se fait de plus en plus rare.

Le carnaval entend inverser cette tendance, en présentant l’agriculture comme un levier de dignité et de prospérité, et rappeler qu’elle demeure une mission divine et nationale.
Bien avant la clôture de cette activité, une lueur d’espoir se fait sentir auprès des élèves. «C’est vrai que je n’ai pas une vue plus large du secteur agricole, mais j’ai pu comprendre que demain, moi aussi je dois cultiver la terre, et j’ai choisi la filière du manioc, car j’apprécie énormément les feuilles de ce féculent », a promis Isaac Mukulumpa, élève en 2e secondaire aux ECSV.
Linda Imbanda

