Le lac Albert, qui constituait jadis une source de revenus pour plusieurs pêcheurs, est aujourd’hui au centre d’une situation qui affecte directement les populations riveraines. Alors que les tensions géopolitiques persistent entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, les pêcheurs du lac Albert dénoncent les actes de pillage de leurs outils de travail notamment les filets, pirogues et même leurs effets personnels.

Face à cette situation, ces derniers lancent un appel pressant aux autorités congolaises afin de renforcer la sécurité sur le lac et mettre fin à ces pillages, car l’économie des populations riveraines en dépend .
Cette insécurité qui persiste a déjà poussé plusieurs pêcheurs à abandonner leur métier, avec effet d’entraînement sur la production halieutique et un impact direct sur les marchés : le poisson devient de plus en plus rare et coûteux.
Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France en RDC stipule, dans son récit dénommé : « les conflits à l’est de la République démocratique du Congo », que l’armée ougandaise serait à la base de ces actes de pillage, accusée de mener une exploitation frauduleuse des ressources du lac Albert, une accusation qui reste sensible sur le plan diplomatique.
Le lac Albert constitue à la fois un pilier économique pour l’Ituri, mais aussi une zone de tension, qui met en danger les moyens de survie de plusieurs familles.
Marie-Grâce Ngoma

