Plante oubliée des potagers urbains et des champs villageois, l’amarante retrouve sa place dans les stratégies agricoles durables en RDC. Résistante à la sécheresse et riche en nutriments, cette plante aux feuilles vertes et aux graines nutritives séduit agriculteurs et nutritionnistes.

Avec ses feuilles d’un vert profond et ses graines minuscules mais puissantes, l’amarante combine résilience agricole, richesse nutritionnelle et valeur culturelle. Elle pousse aisément sur des sols pauvres, résiste à la sécheresse, et peut prospérer sans intrants chimiques.
En ces temps marqués par les défis climatiques et la fragilité des systèmes agricoles, elle offre une réponse locale, durable et accessible. Traditionnellement utilisée dans des rituels de guérison, cette plante revêt aussi une dimension spirituelle et symbolique dans certaines cultures congolaises. Des initiatives comme Bak’agri ou le CMAE-20 intègrent l’amarante dans leurs programmes de souveraineté alimentaire.
En saison sèche, la rareté des légumes sur les marchés fait grimper les prix de l’amarante. L’amarante, facile à cultiver, peut être vendue à meilleur prix, surtout en août où la demande explose.

Les femmes maraîchères récoltent même l’amarante sauvage pour la vendre, preuve de sa valeur commerciale accrue. Les experts recommandent d’intensifier sa culture locale, son intégration dans les repas communautaires et sa transformation agroalimentaire pour valoriser cette ressource oubliée.
Medy LAPATSH

