La République démocratique du Congo a célébré mardi 24 juin 225, la Journée nationale du poisson. Pendant ce temps, un cri d’alarme est venu assombrir les festivités. Moïse Uweci Welekano, président de la Fédération des Comités des Pêcheurs du Lac Albert (FECOPELA), a mis en garde contre la menace qui pèse sur ce lac, essentiel à la survie de milliers de pêcheurs et à la sécurité alimentaire du pays.
Une journée de célébration, mais aussi d’inquiétude instituée pour valoriser le secteur halieutique et sensibiliser à la préservation des ressources aquatiques. La Journée nationale du poisson est habituellement marquée par des festivités et des débats sur l’avenir de la pêche en RDC. Mais cette année, la célébration prend une tournure alarmante.
« Le lac Albert est en danger ! Si nous ne réagissons pas maintenant, nous risquons de perdre une source vitale de nourriture et de revenus pour des milliers de familles », a alerté Moïse Uweci Welekano.
Menaces du lac Albert
Le lac Albert, partagé entre la RDC et l’Ouganda, est l’un des plus riches en biodiversité aquatique du pays. Pourtant, il est menacé par plusieurs facteurs, notamment la surexploitation des ressources halieutiques. La pêche intensive, souvent illégale, épuise les stocks de poissons et met en péril la reproduction des espèces.
Il y a également l’exploitation pétrolière. Les projets pétroliers en cours sur la rive ougandaise suscitent de vives inquiétudes. Les pêcheurs redoutent une pollution massive qui pourrait anéantir l’écosystème du lac.

A cela s’ajoute l’insécurité et l’absence de réglementation stricte. Les pêcheurs sont confrontés à des vols, des arrestations arbitraires et un cadre légal obsolète qui ne protège ni l’environnement ni leurs droits.
Pour espérer sauver le lac, la FECOPELA, à l’occasion de cette journée symbolique, a exhorté les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes. Il s’agit entre autres, de réviser la législation sur la pêche et l’exploitation du lac pour mieux encadrer les activités, renforcer la surveillance afin de lutter contre la pêche illégale et les pratiques destructrices et enfin, promouvoir l’aquaculture durable comme alternative à la pêche intensive.
Medy LAPATSH

