À Madagascar, la recrudescence des invasions des criquets en ce début 2026 rappelle combien la gestion des ravageurs demeure un défi majeur pour l’agriculture africaine. Ces insectes, capables de dévaster des milliers d’hectares en quelques jours, menacent directement les cultures vivrières et les moyens de subsistance des producteurs, ainsi que ceux des consommateurs directs ou indirects.

Les autorités malgaches, avec l’appui de partenaires techniques, intensifient les opérations de surveillance et de lutte ciblée. L’accent est désormais mis sur des solutions plus durables : traitements localisés, biopesticides et systèmes d’alerte précoce basés sur les données climatiques.
Cette situation met en lumière une réalité plus large : le changement climatique modifie les cycles biologiques des ravageurs, augmentant la fréquence et l’intensité des infestations à travers l’Afrique.

Pour les acteurs du secteur agricole, la lutte contre les ravageurs ne peut plus être uniquement réactive. Elle doit s’inscrire dans une stratégie régionale de prévention, d’innovation et de coopération transfrontalière, et surtout s’inscrire dans la durée.
MMK

