Le 10 février de chaque année, le monde célèbre la journée internationale des légumineuses. Une occasion de mettre en avant ces aliments essentiels à la nutrition et à l’agriculture durable. Instituée par l’ONU, cette journée rappelle le rôle des légumineuses dans la lutte contre la faim, la malnutrition et leur impact positif sur l’environnement.

En République Démocratique du Congo, les légumineuses occupent une place importante dans l’alimentation, bien qu’elles soient parfois sous-estimées. Elles sont une source précieuse de protéines végétales, de fibres, de fer et de vitamines, tout en étant plus accessibles que certaines protéines animales.
Leur culture est aussi bénéfique pour les sols, car elle contribue à leur fertilité et nécessite moins d’eau que d’autres cultures.
Les légumineuses regroupent plusieurs variétés, notamment les haricots (rouges, blancs, noirs); le soja, consommé sous forme de lait, farine, tofu; les pois (pois chiches, pois d’Angole, pois cassés); les lentilles (vertes, brunes, rouges) et les fèves.
En RDC, certaines légumineuses sont particulièrement prisées selon les régions. À Kinshasa par exemple, les haricots dominent largement les assiettes. Que ce soit en sauce avec du poisson fumé ou accompagnés de riz et de fufu ou encore mélangés aux feuilles de manioc, un plat très apprécié des Kinois, ils sont une source de protéines.

Dans d’autres provinces du pays, le soja est très consommé sous diverses formes. Il est utilisé pour préparer de la bouillie, une option nutritive pour les enfants et les adultes. Certains intègrent également au lait du petit déjeuner, apportant ainsi un complément en protéines végétales.
Sous forme de farine ou de lait de soja, il constitue une alternative précieuse aux produits d’origine animale, particulièrement dans les régions où la viande et le poisson sont moins accessibles.
Cette journée est donc une occasion de sensibiliser à l’importance des légumineuses et de leur valorisation. Riches, accessibles et durables, elles méritent une place encore plus grande dans l’alimentation quotidienne. En les consommant davantage, elles assurent une alimentation plus équilibrée, tout en soutenant une agriculture responsable.
Grâce-Léonie MUKALA

