Le Fonds forestier national (FFN) projette la création de 5 000 emplois verts en faveur des jeunes Congolais, parallèlement à la modernisation de sa gouvernance. L’annonce a été faite le lundi 6 juillet 2026 à Kinshasa, lors d’un point de presse animé par Rigobert Kuta, président du conseil d’administration.
« La mise en œuvre de l’audit organisationnel permettra d’assainir nos fichiers, de placer les agents selon leur mérite et de régulariser la situation de nos travailleurs temporaires. L’objectif est de doter la Direction générale d’un capital humain de haute moralité et de haute valeur professionnelle, et de créer plus de 5 000 emplois verts directs et indirects dans les secteurs du reboisement et de l’aménagement forestier », a-t-il déclaré.
Préservation de la biodiversité nationale
Au-delà de l’emploi, le FFN entend stimuler l’entrepreneuriat des jeunes par le financement exclusif de réseaux de pépinières spécialisées dans les essences locales et indigènes. « Le Fonds refuse désormais d’allouer des ressources aux essences étrangères et envahissantes, afin de préserver la biodiversité nationale », a attesté Rigobert Kuta.
Dans la même dynamique, une représentation extérieure auprès de l’Union européenne sera bientôt ouverte pour renforcer la mobilisation des financements. Rigobert Kuta a dans ça cadre, invité tous les partenaires et ONG à solliciter l’avis technique du Fonds avant toute initiative de reboisement, afin d’orienter les interventions vers les priorités nationales”.
Vers la tenue des ateliers nationaux de performance et formation du FFN
Le président du conseil d’administration a également annoncé l’organisation prochaine des ateliers nationaux de performance et de formation, dédiés à la modernisation de la gestion de l’établissement. Il a également saisir cette occasion pour saluer l’accompagnement de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des finances (IGF) et du ministère de tutelle, dont les recommandations contribuent, selon lui, au renforcement de la transparence et de la gouvernance. « Cet assainissement du capital humain est la condition indispensable pour matérialiser notre ambition sociale : la création de plus de 5 000 emplois verts directs et indirects pour la jeunesse congolaise », a t-il conclu.
Linda IMBANDA

