Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, certains commerces alimentaires ne manquent presque jamais de clients. Parmi les produits très recherchés figure le Thomson, ce poisson largement consommé par les ménages kinois.
Dans les points de vente, les clients se succèdent pour acheter quelques poissons destinés au repas familial. Pour beaucoup, le Thomson reste un choix accessible et apprécié pour son goût, mais aussi pour sa facilité de préparation. Chez les vendeurs, l’activité commence souvent tôt. Le poisson arrive, est exposé et rapidement proposé aux clients. Mais derrière cette forte demande se cachent aussi des difficultés : variation des prix, coût du transport et conservation.

« Moi, je me réveille très tôt pour me rendre au marché de Matete, j’achète les poissons en grande quantité pour venir revendre. Chaque jour, j’ai suffisamment de clients qui achètent mes poissons grillés, les gens aiment manger du poisson ici », explique Thérèse NGOMBE, une commerçante rencontrée au quartier Salongo de Lemba.
Du côté des consommateurs, le choix semble avant tout guidé par les habitudes alimentaires. « Je suis habitué à manger du poisson, c’est vraiment mon aliment préféré », témoigne une cliente anonyme.
Au-delà de ces petits commerces, le Thomson pose également la question de sur l’approvisionnement de la capitale en produits de pêche. Kinshasa, avec sa forte consommation de poisson, doit pouvoir compter sur une chaîne d’approvisionnement suffisamment organisée pour répondre à la demande tout en maintenant des prix accessibles.
Entre vendeurs et consommateurs, le Thomson continue ainsi de trouver sa place dans les assiettes. Mais derrière chaque poisson vendu se joue aussi une question plus large : comment renforcer la production et la distribution locales pour mieux nourrir les villes congolaises ?
Parfait MONSENGWO

