Le Réseau pour le développement intégral du Congo (REDIC-RDC) a procédé, le lundi 27 juillet 2026 à Kinshasa, au lancement officiel du projet « 3R Rights, Roots and Resilience », traduit par ‘’Droits, Racines et Résilience’’, en français.
C’est au marché des poissons de Kalembelembe, située dans la commune de Lingwala, que cette initiative continentale a été présentée à des dizaines de femmes vendeuses et transformatrices de poissons frais et aux officiels, par Patrice Maïsha, présidente du REDIC-RDC, représentant national d’AWFISHNET.
A l’en croire, ce projet qui bénéficie de l’appui technique et financier de TURNING TIDES sera expérimenté pendant trois ans en RDC, aux côtés de cinq autres pays africains.

« Ce projet sera expérimenté en RDC pendant trois ans, aux côtés du Sénégal, de la République du Congo, de l’Égypte, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Elle a pour ambition de promouvoir les droits des femmes, de préserver leurs savoirs traditionnels et de renforcer leur résilience face aux défis du secteur halieutique », a déclaré Patricia Maïsha.
Elle a, par ailleurs, souligné que cette initiative marque une étape importante dans les efforts de structuration du secteur de la pêche en RDC. Saluant les progrès déjà réalisés par les organisations professionnelles et les partenaires du secteur, quant à l’adoption d’un cadre légal plus favorable à la gouvernance de la pêche et de l’aquaculture, Patricia Maïsha a souligné que le lancement du projet 3R rentre dans la même dynamique.
« Le lancement du projet 3R vient consolider les acquis du combat de plaidoyer mené durant plusieurs années par les organisations professionnelles et les partenaires du secteur. Cette dynamique accorde une place centrale aux femmes, principales actrices de la commercialisation et de la transformation des produits halieutiques. Aujourd’hui, nous voulons que les femmes ne soient plus uniquement des actrices économiques, mais qu’elles sachent aussi qu’elles ont des droits qui leur sont reconnus, protégés et pris en compte dans les politiques publiques de la pêche », a-t-elle déclaré.
Revenant sur le projet 3R, Julia PEMBE, Secrétaire générale Afrique d’AWFISHNET, a éclairé l’audience sur les trois piliers complémentaires sur lesquels il repose.
« Le premier, Rights (Droits), vise la reconnaissance, la protection et la promotion des droits légaux des femmes tout au long de la chaîne de valeur de la pêche, notamment leur droit à la sécurité foncière et à un meilleur accès aux ressources productives. Le deuxième, Roots (Racines), entend préserver les connaissances traditionnelles, les pratiques culturelles et les savoir-faire transmis de génération en génération, afin que la modernisation du secteur ne conduise pas à leur disparition. Le dernier, Resilience (Résilience) ambitionne de renforcer les capacités des femmes et des communautés à faire face aux défis économiques, environnementaux et sociaux qui affectent la pêche artisanale », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la durabilité de l’autonomisation économique passe par la protection des droits, la valorisation de nos racines africaines et la résilience des femmes.
« C’est cette vision que nous voulons construire dans les six pays engagés dans cette phase pilote », a-t-elle conclu.
Cet événement a également été ponctué par des séances de travail en groupeau travers desquelles les participantes ont pû recenser les problèmes existant dans l’exercice de leurs activités et formuler des recommandations pour l’amélioration de ces conditions.
Ces recommandations serviront de base à l’adaptation du projet au contexte spécifique de la RDC.
La journée s’est achevée par une visite guidée des chambres froides du marché de Kalembelembe, conduite par la présidente du REDIC-RDC.
Linda IMBANDA

