Alors que la petite nation de la Corne de l’Afrique fait face à des défis économiques et climatiques croissants, l’insécurité alimentaire atteint des niveaux préoccupants.
Selon les dernières analyses du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), près de 194 000 personnes souffrent actuellement d’une insécurité alimentaire aiguë, un chiffre qui pourrait grimper à 230 000 d’ici la fin de l’année.

Cette situation va de mal en pire. Pour certains médias internationaux, 150 000 personnes sont en situation de crise alimentaire (Phase 3), tandis que 44 000 autres sont en urgence alimentaire (Phase 4).
La projection pour la période de juillet à décembre 2025 est encore plus inquiétante : 175 000 personnes pourraient être en crise et 55 000 en urgence. Bien que la phase catastrophe (Phase 5) n’ait pas encore été atteinte, la situation reste critique.
Par ailleurs, la malnutrition infantile est un problème majeur. Environ 34 340 enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition aiguë et nécessitent une prise en charge urgente.
Notons que plusieurs causes sont à l’origine de cette crise alimentaire persistante dans ce pays. Djibouti, pays aride et fortement dépendant des importations alimentaires, est particulièrement vulnérable aux chocs économiques et climatiques. Parmi les principaux facteurs aggravants figurent les sécheresses récurrentes (rareté des précipitations affectant les moyens de subsistance des populations rurales), dépendance aux importations (fluctuation des prix mondiaux des denrées alimentaires impactant directement le pouvoir d’achat des Djiboutiens), instabilité régionale (tensions dans la Corne de l’Afrique qui perturbent les flux commerciaux et l’accès à l’aide humanitaire).

Entre-temps, des milliers de familles continuent de souffrir, dans l’espoir que l’aide internationale et les politiques locales puissent leur offrir un avenir plus stable.
Medy LAPATSH

