La République Démocratique du Congo possède une grande richesse en termes d’agriculture. Pendant ce temps, la production locale, bien que dynamique, reste trop souvent méconnue et non valorisée.
Aujourd’hui, plusieurs producteurs agricoles et dans l’agro-transformation congolaise ne sont pas connus, encore moins leurs produits.

D’où, la communication autour de cette production constitue aujourd’hui l’un des plus grands défis à relever pour stimuler la consommation locale, encourager les investissements et soutenir les producteurs nationaux.
La production locale ou traditionnelle victime d’une visibilité limitée dont beaucoup de produits fabriqués localement, notamment dans les secteurs agricoles, artisanaux ou agroalimentaires, ne bénéficient pas d’une stratégie de communication efficace. Ils sont absents des plateformes digitales, mal présentés, ou mal positionnés sur le marché.
Comme résultat, les consommateurs se tournent vers les produits importés, mieux présentés et plus médiatisés. Le marketing étranger domine sur le marché congolais, ce qui fait que leur production est plus consommée dans le pays.
Entre autres, il manque en RDC de grandes campagnes de sensibilisation nationale qui valorisent la production nationale. Les médias traditionnels et numériques pourraient jouer un rôle clé pour changer les mentalités, mais les efforts dans ce sens restent insuffisants ou dispersés.
Sur ce, les acteurs de la communication, créateurs de contenu, influenceurs, ONG et institutions publiques doivent s’unir pour porter une voix forte en faveur du slogan « consommons congolais ».

Une bonne communication peut transformer l’image d’un produit, booster les ventes et faire rayonner le savoir-faire local.
Ainsi, la RDC regorge de talents, de ressources et d’initiatives locales prometteuses et innovantes. Il est temps d’investir sérieusement dans la communication autour de la production locale pour lui offrir la reconnaissance et le soutien mérité. Car sans visibilité ni promotion, même le meilleur des produits peut rester inconnu.
Bénédicte NTANGA

