« Le Makayabu », traduit littéralement par poisson salé, est un plat qui n’échappe pas aux chefs de la gastronomie congolaise, qui tire son nom de la pratique d’assaisonnement du poisson avec le sel pour sa conservation.
Quelques récits racontent qu’il est arrivé en République Démocratique du Congo au 19ème siècle par l’ouverture maritime de l’Ouest, c’est-à-dire la province du Kongo Central.

Hérité des Lusitaniens, ce met a très vite gagné les tables des Kinois, au point de devenir une identité culturelle dans certaines provinces du pays, dont le Bandundu et le Kongo central, ainsi que la ville province Kinshasa. Chaque province a su l’adapter à la variété des poissons qui vivent dans ses rivières.
Le « sala kindeki » vient du thon, une spécialité de la province du Kongo Central, aussi répandue au Bandundu. Dans ces mêmes provinces, on trouve également le « Makwala », un type de poisson salé garni d’huile de palme. La province de la Tshopo, particulièrement la ville de Kisangani, produit le « Bitoyo », fabriqué à base du Tilapia.
« Congo ya sika » est aussi un type de poisson salé peu connu de certains kinois. Souvent vendu découpé en petits morceaux, compte tenu de sa grosseur par rapport aux autres Makayabu qui traînent dans les marchés, sa majestueuse présentation lui fait jouer un rôle important dans les cérémonies coutumières des mariages dans la capitale.
En dépit de tous ces poissons salés locaux répandus sur le marché kinois, l’ambassade règne dans les grandes manifestations, un type de morue salée sèche, originaire de la Norvège, consommé par plus de 90% de la population kinoise.
Linda Imbanda

