La production mondiale d’arachides génère plus de 50 millions de tonnes de coquilles qui finissent à la poubelle.
En Australie, des chercheurs ont découvert que ces coquilles pourraient être utilisées pour produire du graphène.
Ces déchets agricoles contiennent de la lignine, une substance naturelle très riche en carbone, permettant de produire ce matériau.
Étant un matériau conducteur de chaleur et d’énergie, le graphène est un meilleur conducteur que le cuivre et plus résistant que l’acier, mais reste très cher à fabriquer. Il est utilisé dans l’électronique, l’énergie, la médecine, l’environnement et l’industrie.

Une équipe de chercheurs a prouvé que les coquilles d’arachides pourraient être utilisées pour produire du graphène de haute qualité à moindre coût. Une découverte qui a conduit Guan Yeoh, ingénieur en mécanique à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie (UNSW) et son équipe à exploiter les coquilles d’arachides comme source de carbone, au lieu de recourir à des procédés chimiques basés sur le pétrole.
Selon ScienceAlert, ces résultats ont été publiés dans la revue scientifique Chemical Engineering Journal Advances.
Par ailleurs, cette découverte n’est pas nouvelle. Plusieurs chercheurs ont tenté de l’exploiter, mais la particularité de cette équipe australienne réside dans la préparation.
Selon le communiqué de l’UNSW, l’ensemble du processus ne dure qu’une dizaine de minutes. D’après les calculs de l’équipe, la production d’un kilogramme de graphène ne nécessiterait que 1,30 dollars américain (environ 1,10 euro) d’énergie.
La production de graphène à partir des coquilles d’arachides est une méthode très respectueuse de l’environnement et pourrait être exploitée par plusieurs pays qui produisent également des arachides, plutôt que de recourir à des méthodes chimiques.
Marie-Grâce Ngoma

