L’affirmation selon laquelle « le défi commun de l’Afrique pour les décennies à venir doit être celui de la souveraineté alimentaire », reste pertinente et très préoccupante. Cette analyse du conseiller du président de la République de Djibouti, Alexis Mohamed, fait écho à la réalité désolante à laquelle l’Afrique en général fait face. Sur son compte x (ex Tweeter), cet homme politique pose une problématique visant à éveiller les leaders d’opinion sur la richesse en terres arabes que possède l’Afrique et sur l’importance d’y travailler pour assurer la situation alimentaire des africains.
« Le défi commun de l’Afrique pour les décennies à venir doit être celui de la souveraineté alimentaire. C’est une urgence stratégique, notamment lorsqu’on sait que le continent importe chaque année pour plus de 50 milliards de dollars de denrées alimentaires, alors qu’il détient plus de 63 % des terres arables encore vierges de la planète », a dit le conseiller du Président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, sur son tweet.
Et d’ajouter :
« Si cette réalité met en exergue une troublante incohérence dans les priorités mondiales, il appartient à nos nations africaines de s’en approprier avec responsabilité et rigueur »,a-t-il ajouté.
Par ailleurs, ce conseiller a martelé qu’il était temps pour que les organisations internationales puissent œuvrer avec conscience. Pour Alexis Mohamed, les organisations internationales doivent travailler, non pas pour nourrir les africains mais pour les aider à nourrir le monde.
« Il est également temps que les grandes organisations internationales œuvrent avec conscience. Et plutôt que de rester dans la même logique historique d’assistanat à coups des milliards dans sa « lutte » contre la faim, puissent en bonne intelligence, apporter leurs concours au financement des politiques agricoles structurelles, soutenir les filières locales, et investir dans la transformation rurale », martèle-t-il avant de conclure : « les peuples africains n’ont point besoin qu’on les nourrisse, mais plutôt qu’on les aide à nourrir le reste du monde », conclut-il.
Medy Lapatsh

