Face à une campagne de désinformation médiatique visant la déstabilisation de Plantations et Huileries du Congo, l’Intersyndicale de cette société agricole a haussé le ton, au cours d’un point de presse organisé le samedi 25 avril 2026 à Kinshasa, afin d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale qui se questionne sur la situation qui prévaut au sein de cette entreprise.
Dans sa déclaration, le secrétaire général de l’intersyndicale Crispin Loko a fixé l’opinion: « ces attaques répétées mensongères et profondément malveillantes dont notre entreprise fait l’objet concerne le retrait volontaire responsable du gouvernement de l’actionnariat, quant à la recapitalisation de PHC SA, une démarche l’an dernier qui était d’une nécessité vitale pour la survie de l’entreprise, la restauration de son équilibre financier, la continuité de ses activités et la sauvegarde des milliers d’emplois congolais », a-t-il déclaré.

Contrairement à des prises de positions controversées propagées par quelques individus frustrés et mal intentionnés selon lequel le processus de désengagement de l’Etat congolais serait entaché d’irrégularités, l’Intersyndicale a démenti:
« La sortie de l’État congolais du capital de PHC est le résultat d’un choix souverain et volontaire ». Et d’ajouter: « Nous condamnons avec la plus grande fermeté et sans aucune réserve, les attaques répétées orchestrées et irresponsables visant à salir l’image de PHC SA, à compromettre son avenir et à nuir aux intérêts des travailleurs », a-t-il condamné.
L’intersyndicale a fait savoir que le processus de recapitalisation est déjà finalisé et que l’ensemble des parties, y compris les syndicats, soutiennent pleinement et sans réserve PHC.
Les bénéficiaires dénoncent
De leurs côtés, les chefs coutumiers ont aussi fait entendre leurs voix. De la province de la Tshopo à Kinshasa, ces derniers condamnent avec leur dernière énergie, les démarches malveillantes de l’ancien administrateur de PHC, Kalaa MPINGA, qu’ils qualifient de manigance, de sabotage d’une entreprise qui contribue à l’épanouissement socio-économique des milliers d’occupants de leurs communautés qui en dépendent.
« Plusieurs travailleurs et familles dépendent de la société PHC dans la Tshopo. Nuir à cette dernière, c’est menacer la sécurité sociale, économique et sanitaire de notre population. Nous mettons en garde ces personnes qui menacent l’épanouissement de notre communauté », a déploré Sa Majesté Jean-Francis Ilunga, Chef de la Chefferie de Yaliwasa

Contexte
Selon un document fourni à la presse qui reprend la chronologie des faits ayant conduit à la sortie de l’État congolais du capital de PHC SA, elle comptait parmi ses actionnaires deux alliés dont l’Etat congolais en qualité d’actionnaire de catégorie B, détenant 66.733 actions, soit 23,83% du capital aux côtés de Straight KKM2, actionnaire majoritaire de la catégorie A, qui détient 213.267 actions, équivalant à 76,17% du capital de la société.
Le besoin de recapitalisation de la société s’étant avéré nécessaire depuis l’an dernier pour la survie de la société, le gouvernement congolais s’est estimé incapable de suivre la dynamique, manifestant, à travers une lettre officielle du ministère du portefeuille rendue publique du 4 au 8 juin 2025, sa volonté de se désengager du capital.
S’en est suivi une série de discussions, échanges et démarches administratives assurant une sortie encadrée et juridique du gouvernement congolais.
Cette chronologie des faits contredit toutes accusations portées contre PHC par l’ancien administrateur Kalaa MPINGA, qui fait circuler une pétition individuelle pour contrecarrer le désengagement volontaire et légal de l’Etat congolais dans l’actionnariat de cette entreprise.
Il importe de préciser que sans la recapitalisation, PHC ne serait pas en situation de faillite. En revanche, l’entreprise serait fortement limitée dans sa capacité à développer des projets structurants et porteurs pour le secteur agro-industriel, ce qui entraînerait une stagnation de ses activités.
Linda IMBANDA

