Ce jeudi 16 avril 2026, à Silikin Village, s’est tenue la journée de restitution des résultats des projets menés par 15 femmes agripreneures, bénéficiaires l’an dernier du financement et de l’accompagnement de Angel Foundation et de ses partenaires, dans le cadre du projet Bomekano ya Basi.
Visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes en République Démocratique du Congo, cette ébauche mise en place à Kinshasa a permis la consolidation des projets des bénéficiaires, l’amélioration de leur productivité et la croissance de leurs revenus.

Chiffres impressionnants et évolutions louables
Financées individuellement entre 2500 et 5000 dollars américains, cette première cohorte a vu, grâce à un accompagnement technique et structuré assuré par les brigadiers de African Agricultural Leadership Institute (AALI), l’évolution de son chiffre d’affaires: le cas d’Elysée Nyaitambaka, entrepreneure dans la transformation des plantes et épices, parti d’un montant de vente de 500 dollars américains avec une production de 100 paquets par mois, pour une production triple, voire quadruple, et un chiffre d’affaires estimé à 2100 dollars américains après financement.
Un autre exemple concret qui témoigne de l’impact positif du projet « Bomekano ya Basi », présenté en cette journée de restitution, est celui de Grâce Zoé Mupanda. CEO de Aleo Cosmétique, spécialisée dans la fabrication des savons à base de curcuma. Elle est passée d’une production allant de 240 à 7.000 pièces par mois, avec une évolution financière considérable: de 820 à 23.000 dollars américains après financement.
Problématique du financement agricole
Pour coller l’utile à l’agréable, un panel à travers lequel les acteurs de l’écosystème financier en RDC sont intervenus, a éclairci l’auditoire sur les mécanismes d’accès au crédit agricole et les critères d’éligibilité aux différents produits présentés par ces derniers.
Durant cette discussion, Djédjé Kungula, Responsable du pilier Alimentation & Agriculture à Equity Group Fondation, a exhorté les femmes de procéder à la constitution des documents de traçabilité de leurs projets avant de demander un crédit, car selon lui, cet élément est l’un des facteurs de blocage d’accès au crédit agricole.

Lancement de la deuxième cohorte
Cette activité s’est clôturée par le lancement officiel de la deuxième cohorte, dont 5 femmes seront accompagnées. L’appel à projet a été lancé par la Représentante Pays de Angel Foundation, Béatrice Coly.
Le projet Momekano ya Basi porté par Angel Foundation s’est réalisé en partenariat avec plusieurs partenaires, notamment Expertise France et l’Agence Française de Développement (AFD).
Linda IMBANDA

