En France, les campagnes des exploitants de terres refait surface. Depuis l’aube, des centaines d’agriculteurs ont pris la route avec leurs tracteurs pour dénoncer la politique sanitaire du gouvernement face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie bovine apparue cet été et qui ravage les élevages.
Des blocages spectaculaires
Sur l’autoroute A61 entre Narbonne et Carcassonne, les tracteurs ralentissent le trafic et obligent les automobilistes à de longs détours. Selon la Tribune, un média de la région, plusieurs axes routiers et ferroviaires étaient encore bloqués ce mercredi matin, particulièrement dans le Sud-Ouest et en Provence, avec des menaces d’extension à l’ensemble du territoire.

À Avignon, le pont de Bonpas est bloqué par des ballots de paille et des courges invendues, symbole des pertes économiques subies par les producteurs.
Une colère nourrie par les abattages
Cette colère collective a pour source “ l’abattage systémique des troupeaux des bovins infectés”, réponse du gouvernement français à la propagation de la DNC, transmise à ces produits d’élevage par des insectes piqueurs , provoquant des lésions cutanées. Les manifestants jugent la décision gouvernementale de brutale et estiment qu’elle les condamne à la faillite.
Le gouvernement tente l’apaisement
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, appelle à “ l’apaisement à l’approche de Noël” et promet une accélération de la vaccination pour limiter les abattages. Mais les syndicats, notamment la Confédération paysanne, estiment que ces annonces arrivent trop tard et appellent à durcir les mobilisations.

Cette tension et mobilisation des agriculteurs illustre la fracture existant entre les réalités du terrain et les décisions institutionnelles. Les agriculteurs français réclament une politique sanitaire plus humaine et adaptée, tandis que le gouvernement tente de préserver la confiance des consommateurs et la stabilité du marché.
Linda IMBANDA

