Le monde de la conservation est en deuil. Iain Douglas-Hamilton, zoologiste écossais et figure emblématique de la lutte contre le braconnage, est décédé à l’âge de 83 ans dans la capitale kenyane, lundi 8 décembre. Fondateur de l’ONG Save the Elephants, il a consacré plus de cinquante ans à la protection des pachydermes africains, devenant l’une des voix les plus respectées de la conservation mondiale.
Formé à Oxford, Douglas-Hamilton s’installe en Afrique dans les années 1960 pour étudier les éléphants. Ses recherches pionnières sur leur comportement social et migratoire ont révolutionné la compréhension scientifique de ces animaux. Très vite, il prend conscience de la menace que représente le braconnage pour l’espèce et s’engage dans un combat qui marquera sa vie.

Save the Elephants, un héritage durable
En 1993, il fonde Save the Elephants, organisation qui combine recherche scientifique et action de terrain. Grâce à des innovations comme le suivi par GPS et les colliers traceurs, l’ONG a permis de mieux protéger les troupeaux et de sensibiliser les communautés locales. Douglas-Hamilton a également joué un rôle clé dans les campagnes internationales contre le commerce de l’ivoire.
Son engagement lui a valu de nombreuses distinctions, dont le titre de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en 2016. Jusqu’à ses derniers jours, il n’a cessé d’alerter sur les dangers du trafic d’ivoire et de plaider pour une coexistence harmonieuse entre les éléphants et les populations humaines.
Un combat qui continue
La disparition de Douglas-Hamilton laisse un vide immense, mais son héritage scientifique et militant perdure. Les défis qu’il a affrontés, braconnage, destruction des habitats, conflits homme-animal, restent d’actualité. Son œuvre inspire déjà une nouvelle génération de chercheurs et de défenseurs de la nature.
Medy LAPATSH

