L’avenue Université qui s’étend vers rond-point Ngaba dans le quartier righini situé dans la commune de Lemba fait face à un envahissement par des commerçants tout au long du tronçon en plein travaux de réhabilitation.
Cette situation reflète un problème plus large à Kinshasa, où les marchés informels s’installent de plus en plus sur les voies publiques. Cette occupation anarchique contribue à la détérioration des infrastructures récemment construites.

Un passant interrogé sur le chantier de réhabilitation de l’avenue Université exprime son mécontentement face à l’installation de vendeurs sur la voie publique. D’après lui, « ces activités commerciales illégales perturbent la circulation en créant des embouteillages et ralentissent les travaux de réhabilitation de la route », déplore-t-il. Il fait appel à l’intervention des autorités afin de libérer la route et permettre l’achèvement des travaux dans de bonnes conditions.
Par ailleurs, un vendeur de pommes reconnaît que les vendeurs cherchent leur survie. « J’estime que notre présence n’empêche pas l’avancement du chantier, au contraire, à chaque fois qu’il ya déroulement des travaux nous nous déplaçons ».
Il souligne également que certains commerçants refusent de quitter les lieux malgré les mises en garde, ce qui complique par moment la situation.
Une vendeuse de gombo installée le long de la route Université en pleine réhabilitation, explique qu’elle occupe cet espace par manque de choix.
« Je reconnais que ma présence comme celle d’autres commerçants gêne la circulation et ralentit les travaux. Malgré les risques en termes de sécurité face aux engins, et dans l’ordre sanitaire face à l’exposition à la poussière, je m’y suis installée par contrainte pour subvenir aux besoins de ma famille ».
Elle affirme qu’elle quittera volontiers les lieux si les autorités leur trouvent des espaces de vente dans les normes.
Ainsi, les autorités locales doivent prendre des solutions alternatives visant à libérer les espaces publics et à sensibiliser la population, notamment les commerçants, à prendre conscience de leur sécurité et de la conservation de la chose publique.
Toutefois, malgré ces efforts, la persistance des marchés pirates démontre la nécessité d’une solution plus durable et inclusive.
Bénédicte NTANGA

