En mission officielle dans le territoire côtier de Muanda, le ministre national de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana, a marqué un tournant décisif dans la stratégie gouvernementale de lutte contre l’insécurité alimentaire.
Accueilli par les autorités locales, il a inspecté les navires de pêche récemment acquis par le gouvernement et annoncé des mesures concrètes pour leur mise en service.

Au port de Boma, où les chalutiers sont actuellement stationnés, le ministre a visité trois navires maritimes de 27 mètres et cinq bateaux fluviaux de 8 mètres, tous flambant neufs. Ces équipements, commandés auprès d’une entreprise égyptienne, sont destinés à moderniser la pêche congolaise et à réduire la dépendance aux importations de produits halieutiques. « Ces bateaux sont prêts à servir. Il ne reste qu’à finaliser l’installation d’une chambre froide et à identifier une société partenaire pour leur exploitation. Nous avons l’obligation de travailler pour assurer la sécurité alimentaire à la congolaise », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga, saluant l’impulsion du président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Dans une démarche inclusive, le ministre a annoncé son intention de collaborer avec l’Institut supérieur de pêche et de navigation de Muanda pour recruter du personnel qualifié. Cette initiative vise à garantir une exploitation efficace des chalutiers tout en offrant des débouchés professionnels à la jeunesse locale.
La maire intérimaire de Boma, Me Claudelle Mpemba Kiadi, a profité de cette visite pour plaider en faveur de l’emploi local : « La jeunesse de Boma ne se retrouve plus face au chômage qui sévit dans cette ville. Il est impérieux de lui accorder du travail, et nous profitons de cette occasion pour plaider en leur nom afin qu’ils bénéficient d’un emploi lors de la mise en service des chalutiers ».
Cette visite s’inscrit dans une série d’actions concrètes menées par le ministère pour migrer de la pêche traditionnelle vers une pêche semi-industrielle, plus productive et plus durable. Elle intervient également en réponse aux rumeurs infondées selon lesquelles les chalutiers seraient destinés au transport de passagers entre Boma et Banana.
Medy LAPATSH

