Le secteur agricole de la République Démocratique du Congo commence l’année 2026 avec un excellent projet de partenariat avec l’Australie. Un projet qui vise une ambition claire : transformer les 80 millions d’hectares de terres arables congolaises en un hub exportateur mondial.
L’expertise australienne, reconnue pour sa maîtrise des environnements climatiques complexes, est au cœur de ce rapprochement. L’accord prévoit un transfert massif de technologies en agriculture de précision et en gestion des ressources hydriques. L’objectif est de structurer des chaînes de valeur (café, cacao, soja) capables de répondre aux standards de certification drastiques des marchés asiatiques et européens.

Signalons que ce partenariat ne se limite pas à l’assistance technique ; il revêt une dimension commerciale immédiate. Il s’agit notamment de la sécurité alimentaire : l’Australie projette d’approvisionner les grands centres urbains congolais, comme Kinshasa, en produits carnés et laitiers de haute qualité.
Les investissements croisés : Le futur Forum économique de Canberra devrait sceller des alliances entre les fonds d’investissement australiens et les entrepreneurs locaux.
Pour la RDC, l’appui de l’Australie, via des institutions de formation comme le TAFE vise à créer une nouvelle génération de « fermiers-entrepreneurs ». Ce volet éducatif est crucial pour garantir que l’expansion agricole se fasse dans le respect de la biodiversité du bassin du Congo, alignant ainsi le pays sur les exigences de la finance verte internationale.
En s’alliant à Canberra, la RDC cherche à rompre sa dépendance aux importations alimentaires (estimées à plus de 3 milliards USD par an) tout en se positionnant comme le futur grenier de l’Afrique et un acteur clé de l’agro-exportation mondiale.
Medy LAPATSH
