L’atelier consacré à la problématique des additifs alimentaires utilisés dans la fabrication des produits de consommation en République Démocratique du Congo s’est clôturé le jeudi 17 juin 2026 à Kinshasa.
À l’issue des travaux, « plusieurs livrables stratégiques ont été identifiés pour renforcer durablement les actions de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) dans la régularisation de la qualité des aliments en RDC », a déclaré Pierre Lohohola Somba , Directeur général de cet organisme de régulation.
Les recommandations formulées par les scientifiques et chercheurs présents portent notamment sur le répertoire national des additifs, le manuel de veille et de pharmacovigilance alimentaire, ainsi que le programme de formation intersectoriel. D’autres recommandations concernent le développement d’un système national d’alerte rapide et de gestion des risques sanitaires, et le rapport annuel de sécurité sanitaire des aliments.
Avant la clôture officielle par le numéro 1 de l’OCC, une note détaillant ces recommandations a été lue et remise en mains propres. Pierre Lohohola a souligné que cet atelier ne constitue pas une fin en soi; il marque le début d’une nouvelle étape dans la consolidation du système national de sécurité sanitaire des aliments.

Difficultés rencontrées par l’OCC
Les discussions ont également mis en lumière certaines contraintes auxquelles l’OCC fait face dans l’exercice de ses missions. Olivier Marcel Landu, Directeur du laboratoire agroalimentaire de l’OCC, a déploré : « Souvent, nous nous retrouvons dans des positions inconfortables qui ne nous permettent pas de faire correctement notre travail. Par exemple, certains arrêtés ministériels sont signés sans consultation des experts de l’OCC, alors qu’il s’agit de produits ayant des impacts sanitaires sérieux », a-t-il révélé.
Il a également relevé les insuffisances de la réglementation nationale, qui obligent parfois l’institution à recourir aux normes internationales comme le Codex Alimentarius.
Appel aux entrepreneurs
La santé des consommateurs étant au centre des préoccupations, Marie-Claire Yandju, nutritionniste et secrétaire générale à la recherche, a exhorté les entrepreneurs à « ne pas seulement rechercher la formalisation de leurs entreprises, mais à s’accompagner des organes de régulation et des chercheurs pour la normalisation de leurs produits ».
Les assises se sont clôturées dans une atmosphère de satisfaction, marquée par la qualité des échanges, la richesse des présentations et l’engagement des participants.
Linda IMBANDA

