Dans le littoral de Muanda, au sud-ouest du pays, un plaidoyer vibrant pour la gestion durable des mangroves a récemment réuni les communautés locales et divers acteurs engagés. Situé à près de 600 km de Kinshasa, ce territoire du Kongo Central est au cœur des préoccupations environnementales, car ses mangroves constituent un patrimoine naturel vital pour la biodiversité et la subsistance des populations riveraines.
Lors de cette réunion de sensibilisation, les participants ont été interpellés sur l’importance de protéger ces écosystèmes fragiles. Les associations locales, les organisations internationales et les habitants eux-mêmes ont manifesté un intérêt commun pour la préservation de ces forêts côtières. Leur rôle dépasse le simple paysage : elles sont des remparts contre l’érosion, des puits de carbone et surtout des zones de reproduction pour les poissons, essentiels à la sécurité alimentaire des communautés.

Dans un tweet publié par l’Agence congolaise de presse (ACP), Bienvenu Kapala, spécialiste en environnement côtier, a rappelé que « la protection des mangroves du littoral de Muanda intéresse les associations qui militent pour la préservation des écosystèmes, les communautés locales ainsi que les organisations internationales engagées dans la conservation de ces espaces ».
Il a insisté sur la nécessité d’une implication collective, ajoutant que « ces forêts jouent un rôle important en servant de zones de reproduction pour les poissons et nécessitent l’implication de tous ».
Notons que ce plaidoyer s’inscrit dans une dynamique plus large de conservation des écosystèmes en République démocratique du Congo, où la pression démographique et les activités anthropiques menacent de plus en plus les ressources naturelles. À Muanda, la sensibilisation des acteurs locaux devient ainsi une étape cruciale pour bâtir une gouvernance durable des mangroves, garantissant à la fois la survie des espèces et le bien-être des populations.
Medy LAPATSH

