Dans la région du Nil occidental, le président Yoweri Museveni intensifie la promotion de son « modèle des 4 acres », une stratégie d’agriculture intensive destinée à sortir les petits exploitants de la pauvreté. Le concept est rigoureux : optimiser chaque parcelle de terre en dédiant un acre au café, un autre aux fruits, un encore au pâturage pour l’élevage laitier et le dernier aux cultures vivrières, tout en intégrant la volaille en arrière-plan.

À Nebbi et Arua, les premières fermes pilotes affichent déjà des rendements prometteurs. Le secret de cette réussite repose sur l’introduction de l’irrigation, qui permet de s’affranchir des aléas climatiques.
Pour les autorités ougandaises, cette transition de l’agriculture de subsistance vers une agriculture commerciale de précision est la clé de la prospérité rurale et de la sécurité alimentaire régionale.
Au-delà de l’autosuffisance, ce projet vise à transformer chaque paysan en entrepreneur agricole, capable d’alimenter les marchés transfrontaliers avec des produits à forte valeur ajoutée. Pour le gouvernement, le message est clair : la prospérité ne dépend plus de l’étendue des terres, mais de l’intelligence de leur exploitation.
Medy Lapatsh

