Le champ agricole est un espace de terre dans les zones rurales utilisé pour une production des cultures ou de l’élevage mais transformé en champ de bataille pour certains agriculteurs qui font face aux ennemis discrets, mais redoutables,les shimbiques, petits prédateurs qui s’attaquent massivement aux cultures, notamment le manioc et le maïs.
Présents depuis deux ans, ils prolifèrent surtout durant la saison sèche, témoignage maman Julie, agricultrice, propriétaire du champ à Kimwenza-gare(Takizala).

Cette dernière, interrogée sur la question, estime que ces animaux nuisibles détruisent jusqu’à 80 % de sa production, réduisant considérablement ses revenus et menaçant sa sécurité alimentaire. « Quand ils mangent presque tout, on n’a plus rien à vendre ni à consommer », avoue-t-elle.
Face à cette menace, les paysans improvisent des pièges artisanaux, placés aux endroits où les simbiliki laissent des traces.
« Cette pratique est efficace, mais elle reste limitée par manque de moyens », ajoute-t-elle. À ce jour, « aucun appui des autorités ni des ONG nous ont apporté de l’aide face à ce fléau, nous sommes livrés à nous-mêmes », deplore-t-elle.

Par ailleurs, dans certaines zones, ces espèces sauvages sont considérés comme des nuisibles d’ordre spirituel ou sorcellerique mais l’interviewée affirme que ce sont comme des rongeurs naturels « des créatures de Dieu comme les autres animaux ».
Elle conclut sur un appel urgent au soutien aux petits producteurs pour contourner ces pertes agricoles et renforcer les stratégies des paysans.
Bénédicte NTANGA

