Dans un contexte mondial marqué par le changement climatique et la raréfaction des ressources en eau, certaines plantations agricoles posent de véritables défis environnementaux.
Ce tour d’horizon des plantations agricoles les plus gourmandes en eau, soulèvent la question de leur durabilité.

Le riz: entre tradition et surconsommation d’eau
Aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale, le riz est aussi l’une des cultures les plus assoiffées. Il nécessite entre 3 000 et 5 000 litres d’eau pour produire 1 kg de riz. Sa culture en rizière inondée entraîne également d’importantes émissions de méthane, un gaz à effet de serre puissant.
Le coton : un textile à forte empreinte hydrique
Le coton, largement utilisé dans l’industrie textile, consomme en moyenne 7 000 à 10 000 litres d’eau par kg de fibre. Dans certaines régions arides, cette culture contribue à l’épuisement des nappes phréatiques, comme en Asie centrale avec l’assèchement de la mer d’Aral.
La canne à sucre : douce, mais gourmande
Produire 1 kg de sucre à partir de canne nécessite jusqu’à 3 000 litres d’eau. Cette culture, très présente dans les pays tropicaux, peut accentuer la pression sur les ressources en eau, surtout lorsqu’elle est destinée à l’exportation ou à la production d’éthanol.

Le blé : pilier alimentaire et ressource hydrique sollicitée
Le blé reste l’une des principales céréales cultivées dans le monde. Il requiert environ 1 300 à 1 800 litres d’eau par kg de blé. Bien que moins intensif que le riz, il représente une charge importante dans les régions à climat sec, nécessitant une irrigation régulière.
Le soja: aliment pour bétail, biocarburant et consommation humaine.
Une plante oléagineuse dont la production mondiale est concentrée en Amérique latine et en Amérique du Nord. L’empreinte hydrique moyenne du soja est de 1 600 litres par kilogramme, tandis que celle du biodiesel de soja (estimée à partir des données de 2011) est de 11 400 litres d’eau par litre de carburant.
L’amande : un fruit sec très populaire
Derrière leur aspect sain et nutritif, les amandes cachent un coût écologique élevé.Il faut environ 4 litres d’eau pour produire une seule amande, soit près de 10 000 à 12 000 litres pour 1kg.
L’avocat
La production mondiale d’avocats est considérablement inférieure à celle des cultures susmentionnées. Pour plusieurs raisons, mais principalement parce qu’il s’agit d’une culture à forte intensité d’eau. Le WFN calcule une moyenne mondiale de 938 litres d’eau par kilogramme et, peut-être plus important encore, parce que certaines des régions où ce fruit est cultivé sont soumises à un stress hydrique important, qui, dans certains cas, affecte directement l’accès des populations à cette ressource essentielle.
Il sied de repenser aux priorités agricoles avec ces cultures, bien que vitales économiquement ou culturellement, s’inquiètent sur leur résistance à long terme. À l’heure où l’agriculture doit s’adapter aux enjeux climatiques, une gestion plus raisonnée de l’eau s’impose, notamment en diversifiant les cultures agricoles en optimisant l’irrigation et en promouvant des pratiques agricoles durables.
Bénédicte NTANGA

