Le ministre d’État à l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, a profité d’une visite à Dingi-Dingi et à la Direction d’Appui aux Initiatives Paysannes du N’sele (DAIPN) pour adresser un message sans équivoque : la spoliation des sites agricoles ne sera plus tolérée.

Accompagné de son équipe, le ministre a parcouru les installations agricoles de la périphérie de Kinshasa. Ces espaces, censés soutenir la production vivrière et contribuer à la sécurité alimentaire, sont aujourd’hui menacés par des occupations illégales. Face à ce constat, Muhindo Nzangi a martelé que « les spoliateurs devront répondre de leurs actes devant la justice ».
Des poursuites annoncées
Le ministre a indiqué que les dossiers relatifs aux occupations illégales seront transmis au Conseil des ministres, puis portés à l’attention du Chef de l’État.
Objectif : enclencher des poursuites judiciaires et mettre fin à une pratique qui fragilise les efforts de relance agricole.

Un enjeu stratégique pour la capitale
Les sites de Dingi-Dingi et celui de DAIPN sont considérés comme des pôles stratégiques pour l’agriculture urbaine et périurbaine. Leur protection est jugée indispensable pour garantir l’accès à des terres productives et éviter leur détournement à des fins privées ou spéculatives.
En haussant le ton, Muhindo Nzangi envoie un signal clair : le gouvernement entend défendre le patrimoine agricole national et assurer que les terres destinées à nourrir la population ne soient pas confisquées pour des intérêts particuliers.
Medy LAPATSH

