À Kinshasa, les marchés ont enregistré une flambée des prix des semences agricoles entre novembre 2025 et janvier 2026. En l’espace de deux mois, certaines variétés ont vu leurs tarifs grimper de près de 22 %.
Le poivron Simbande est passé de 207 000 FC à 253 000 FC, soit près de 110 dollars américains, contre environ 90 dollars auparavant. La tomate Caraïbes, vendue à 64 400 FC, se négocie désormais à 69 000 FC, tandis que la tomate Roma a vu son prix grimper de 36 800 FC.

Cause de la hausse de prix
Cette majoration de prix des semences traduit une tension sur l’approvisionnement, accentuée par la forte demande de fin d’année. Les producteurs maraîchers, malgré la hausse, continuent de se tourner vers ces semences importées de France et de Belgique, jugées incontournables pour leurs cultures.
Impact de la tendance sur le marché local
Derrière ces chiffres, c’est toute la question de la dépendance du marché congolais aux importations européennes qui refait surface, avec ses conséquences directes sur le coût de production et, à terme, sur l’alimentation des ménages.
Cette dépendance aux importations européennes rend le marché congolais particulièrement vulnérable aux fluctuations internationales. En l’absence d’une production locale de semences, chaque variation de l’offre extérieure se répercute directement sur les prix à Kinshasa, avec des conséquences sur les producteurs maraîchers et, à terme, sur la sécurité alimentaire des ménages urbains.

De ce fait, le développement d’une filière locale de semences apparaît comme une urgence stratégique pour garantir la stabilité des prix et renforcer la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo.
Linda IMBANDA

