Depuis quelques jours, les réseaux sociaux congolais s’enflamment autour d’un sujet préoccupant : la vente présumée de produits périmés dans certaines succursales de l’enseigne KIN MARCHÉ. Des témoignages de consommateurs déçus et indignés circulent, pointant du doigt des pratiques jugées dangereuses et irrespectueuses envers les clients.
Des jus périmés à prix cassé ?
Un internaute raconte sa mésaventure au rayon des jus dans la succursale de Bandalungwa : « Aujourd’hui à Kin Marché Bandal, je vais au rayon des jus pour prendre un Ceres. D’un coup, je constate que le jus Best est à deux prix : 2500 et 8500. Même litrage, même carton. Pourquoi cette différence ? Parce que y a des cartons qui sont périmés ». Ce témoignage soulève une question troublante : certains produits seraient volontairement laissés en rayon malgré leur date de péremption dépassée, avec une réduction de prix comme seul avertissement implicite

Nourriture abîmée à Kolwezi
Un autre client, visiblement habitué de la succursale de Kolwezi Centre-ville, exprime sa frustration : « Toute la nourriture était abîmée. Pomme sautée : 0 goût. Chawarma : 0 goût. Cervelas salami : 0 goût. Honnêtement, ils doivent mettre du sérieux, c’est la 3ème fois de ma déception ».
Ce genre de retour, répété et détaillé, alimente une inquiétude croissante sur la qualité des produits proposés, notamment dans les rayons traiteur et charcuterie.
Une confiance ébranlée
Ces témoignages, bien que non vérifiés par des autorités sanitaires pour l’instant, traduisent une perte de confiance envers une enseigne pourtant réputée pour son accessibilité et sa présence dans plusieurs villes du pays. Les internautes appellent à plus de transparence, de rigueur dans le contrôle des dates de péremption, et une meilleure gestion des rayons.
Appel à réaction
Face à cette vague de critiques, les consommateurs attendent une réponse officielle de Kin Marché. Une communication claire, des mesures correctives et un engagement renouvelé envers la sécurité alimentaire pourraient apaiser les tensions et restaurer la confiance.
Medy LAPATSH
