Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a procédé le mercredi 8 avril 2026, au Centre culturel des pays de l’Afrique centrale, au lancement de la première conférence nationale sur les infrastructures et travaux publics, dénommée « Fatshi bâti ». Cette initiative, portée par le ministère de tutelle marque une étape importante dans la volonté de moderniser durablement le secteur des infrastructures en République Démocratique du Congo.

Dans son allocution, le Chef de l’État a relevé les principaux facteurs qui freinent l’essor agricole durable, notamment le manque criant de routes de desserte agricole, et pourtant elles contribuent à fluidifier les échanges économiques. « Notre pays a longtemps souffert d’un déficit chronique de connectivité: l’excentricité de plusieurs de nos espaces, l’enclavement de nombreux territoires, la faiblesse du réseau routier revêtu ont rendu difficile l’intégration du marché nationale, rend plus chers les coûts logistiques et affaibli la dynamique de production », a déclaré Felix Tshisekedi.
« Or il ne peut y avoir l’essor agricole durable ou l’industrialisation solide sans infrastructures adaptées », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs évoqué la réhabilitation de 3.735 km de routes de desserte agricole en 2026, en vue de fluidifier les échanges commerciaux entre les provinces.
Le président de la République a clairement présentée sa vision, celle de faire de la RDC, un grand corridor de transit entre l’océan indien et l’océan atlantique, et aussi entre l’Afrique du Nord et l’Afrique australe.
Placée sous le thème, « infrastructures durables et innovantes : vers un système moderne et compétitif pour les infrastructures et les travaux publics en RDC », cette conférence nationale, étendue sur trois jours, réunit plusieurs acteurs de premier plan issus des secteurs public et privé, du monde académique ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif est de repenser le système des infrastructures et travaux publics de manière durable et compétitive, promouvoir l’innovation, partager les bonnes pratiques et renforcer la gouvernance.
Au cœur des débats figurent la modernisation des routes de desserte agricole, la mise en place de partenariats public-privé et l’adoption de solutions innovantes pour bâtir un système d’infrastructures capable de soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.
Linda IMBANDA

