Ce lundi 08 décembre en France, les éleveurs lozériens se sont rassemblés devant la préfecture pour une action symbolique et marquante. Au cœur de leur mobilisation, la gestion jugée catastrophique de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui plonge de nombreuses exploitations dans une détresse profonde.
Dans un silence lourd de sens, les manifestants ont déposé un cercueil devant les grilles de la préfecture. Ce symbole dramatique illustre, selon eux, la mort annoncée de l’élevage bovin si des mesures urgentes ne sont pas prises. « Nous n’avons plus le temps d’attendre », ont martelé les représentants syndicaux, rappelant que derrière chaque troupeau se trouvent des familles et des territoires menacés.

Cette mobilisation fait écho à celle organisée la semaine dernière dans le Doubs. La Coordination Rurale (CR) souligne que la crise n’est pas isolée : partout en France, les éleveurs dénoncent la disparition progressive des exploitations et l’absence de réponses concrètes de l’État.
A ce sujet, plusieurs voix se sont élevées sur le terrain parmi les manifestants. La CR insiste : « Nos élevages disparaissent, et l’État doit enfin entendre la voix du terrain ». Les éleveurs réclament des solutions adaptées, loin des décisions administratives jugées déconnectées des réalités rurales.
Par ailleurs, la Coordination Rurale a annoncé qu’elle resterait aux côtés des éleveurs tant que des mesures concrètes ne seront pas mises en œuvre. Pour les manifestants, il s’agit d’une question de survie économique et culturelle : préserver l’élevage, c’est préserver l’identité et la vitalité des campagnes françaises.
Medy LAPATSH

