À l’approche des festivités de fin d’année, l’Association des Consommateurs des Produits Vivriers (ASCOVI) exprime son inquiétude face au non-paiement récurrent des salaires dans les secteurs public et privé. « Plusieurs travailleurs congolais restent impayés à quelques jours de la fin de l’année. Certains cumulent un mois, deux mois, voire davantage. Cette situation, observée aussi bien dans le secteur public que privé, préoccupe de plus en plus les consommatrices et consommateurs », a déploré Patrice Musoko, président de l’ASCOVI.
Il appelle l’État et les responsables d’entreprises à honorer leurs engagements afin de permettre aux citoyens de célébrer dignement les fêtes de fin d’année. « Comment préparer Noël et le nouvel an si les salaires accusent des retards dans de nombreuses entreprises publiques et privées ? », s’est-il interrogé.

Les causes du non-paiement
Selon l’ASCOVI, les raisons de ces impaiements sont connues. Il s’agit entre autres de la mauvaise gouvernance et la corruption, avec détournement des fonds destinés aux salaires sans explications claires; les faibles ressources budgétaires de l’État, qui peine à mobiliser des recettes fiscales suffisantes, notamment dans les provinces affectées par l’insécurité.
Il s’agit également des défaillances administratives, telles que les retards dans le traitement des dossiers, la présence de travailleurs fictifs dans les listings et l’absence de bulletins de paie; ou encore du secteur informel non régulé, où les droits économiques et sociaux des employés sont régulièrement bafoués.

Les pistes de solution
Pour remédier à cette crise, l’ASCOVI propose l’instaurationh de dialogues permanents entre employeurs, syndicats et État pour résoudre les litiges salariaux, le lancement de missions de contrôle sur l’application du SMIG dans les entreprises publiques et privées, et enfin l’intégration des produits locaux dans les colis de fin d’année offerts aux employés, afin de soutenir la consommation nationale.
Linda IMBANDA
