Après les pays tels que le Mozambique, la Tanzanie, l’Égypte, le Maroc et le Nigeria, le Ghana aujourd’hui franchit une étape décisive dans la modernisation de son secteur halieutique en Afrique. La Chambre de l’Aquaculture du Ghana, en partenariat avec le Forum économique mondial, a lancé le Blue Food Innovation Hub, un centre d’innovation destiné à renforcer la pêche et l’aquaculture.
L’objectif poursuivi dans cet effort est de combler le déficit annuel de près de 700 000 tonnes de poissons, tout en diffusant des technologies modernes et en soutenant les petites entreprises. Ce hub ambitionne de mobiliser 10 millions USD sur dix ans pour relever les défis liés aux coûts des intrants, à la résilience climatique et à l’accès aux marchés. Une initiative stratégique pour un pays où le poisson demeure une source essentielle de protéines et un pilier de l’économie locale.

Selon la FAO, l’aquaculture en Afrique a connu une croissance spectaculaire (plus de 450 % depuis 2000), mais reste encore sous-exploitée par rapport à son potentiel. Ce qui signifie que malgré ces réussites, le continent dispose d’une marge énorme pour renforcer la sécurité alimentaire et les exportations.
Mais cela ne veut nullement dire que ce secteur ne peut connaître son ascension. Si tous les pays d’Afrique ayant une potentialité halieutique s’engagent activement aujourd’hui, l’Afrique peut bien s’imposer comme un continent en grande puissance économique demain.
Medy LAPATSH

