Le lundi 22 décembre dernier, une rencontre stratégique entre le Ministre d’État Muhindo Nzangi Butondo et le Ministre délégué à la Défense, en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a jeté les bases d’un projet ambitieux : transformer les anciens combattants en fers de lance de la sécurité alimentaire en République Démocratique du Congo.

Longtemps perçue comme un casse-tête sécuritaire et social, la vie après le drapeau pour les anciens militaires congolais pourrait bien trouver son salut dans la terre. Le gouvernement mise désormais sur une stratégie de réinsertion socio-économique par l’agriculture, une approche qui vise à transformer une « charge » potentielle pour la société en une force productive majeure.
Pour de nombreux vétérans, le retour à la vie civile rime souvent avec précarité. Sans formation adaptée au marché de l’emploi classique, ces hommes et femmes ayant loyalement servi la République se retrouvent parfois livrés à eux-mêmes.
Il sied de noter que l’initiative portée par les ministres Nzangi et Ntambwe propose une réponse concrète : l’accès direct à la terre, aux intrants et à des formations techniques. En devenant propriétaires ou gestionnaires d’exploitations, les anciens combattants quittent l’assistanat pour l’entreprenariat.

Tout semble beau à lire. Mais ce projet ne va-t-il pas finir comme tous les autres : classé sans suite favorable ? Plusieurs réactions des internautes et de l’ensemble des acteurs du secteur agricole, fatigués des promesses flatteuses, critiquent très amèrement cette initiative, la jugeant de sans impact.
Medy LAPATSH

