Le gouvernement ivoirien a officiellement lancé, ce lundi 9 février 2026, la campagne de commercialisation de la noix de cajou. Pour cette année, le prix minimum garanti aux producteurs (prix bord champ) a été fixé à 400 FCFA le kilogramme, marquant une légère baisse de 6 % par rapport aux 425 FCFA de la campagne précédente.
Cette décision du Conseil du Coton et de l’Anacarde s’explique par une conjoncture mondiale moins favorable.
Il s’agit d’abord du recul du dollar. La monnaie américaine, pilier des échanges internationaux, est passée d’environ 620 FCFA à 565 FCFA, impactant mécaniquement les revenus à l’export.
Ensuite, du marché mondial atone. Un ralentissement de la demande, notamment en provenance des États-Unis, pèse sur les cours mondiaux de la noix brute.
Malgré ce prix en léger repli, les autorités affichent des ambitions claires pour maintenir la Côte d’Ivoire à son rang de leader mondial : production attendue (entre 1,5 et 1,7 million de tonnes de noix brutes) ; transformation locale (l’objectif est d’atteindre 700 000 tonnes transformées sur place, soit une hausse de 16 % par rapport à 2025) ; exclusivité (du 9 février au 15 mars, l’achat des noix est exclusivement réservé aux transformateurs locaux pour garantir leur approvisionnement).
Le gouvernement a précisé que ce prix de 400 FCFA constitue un plancher. Un bilan d’étape est prévu pour la fin du mois d’avril 2026 : si les conditions du marché international s’améliorent ou si le dollar remonte, une révision à la hausse du prix pourrait être décidée pour soutenir le pouvoir d’achat des paysans.
Medy LAPATSH

