En 2025, malgré la diversité des produits disponibles, les habitudes alimentaires des Congolais restent fortement ancrées dans la tradition. Le manioc, le foufou et le pondu (feuilles de manioc) sont toujours les piliers des repas, tandis que poisson, viande et légumes complètent l’assiette selon les moyens et les régions.
Une tradition toujours vivante
À Kinshasa comme à Kisangani, les marchés débordent de manioc. Mme Mbala, maraîchère à Kinshasa, raconte : « Le manioc et le pondu sont ce qui nourrit ma famille tous les jours. Même si parfois nous essayons d’ajouter du poisson ou du poulet, ce sont les légumes et le manioc qui restent essentiels ». Cette tradition alimentaire reflète à la fois l’histoire, la culture et la sécurité alimentaire. Le manioc fournit énergie et satiété, tandis que le pondu apporte protéines végétales et vitamines.

Produits animaux : une consommation modérée
Le poisson reste la principale source de protéines dans les zones proches des lacs et rivières. La viande et la volaille par contre sont consommées plus ponctuellement, souvent en ville ou lors des occasions spéciales.
Nouvelles tendances urbaines
Les villes voient émerger un mélange de tradition et de modernité : le foufou et le pondu restent essentiels, mais le riz, les pâtes et les légumes frais gagnent du terrain dans les assiettes urbaines.
La diversification alimentaire se développe grâce aux coopératives maraîchères et aux marchés locaux.
Chiffres clés 2025
70 % des Congolais consomment manioc et foufou quotidiennement, tandis que 55 % incluent le pondu au moins 4 fois par semaine, et 30 % consomment régulièrement du poisson, 20 % la viande et 15 % des légumes variés.

Top aliments 2025
Le manioc (foufou, chikwangue) vient en premier, suivi du pondu (feuilles de manioc), puis du poisson (surtout dans les zones lacustres), du riz (urbain et périurbain) et enfin de makemba (bananes plantain).
Ce que cela signifie
Les habitudes alimentaires traditionnelles continuent de soutenir les filières agricoles locales, tout en mettant en lumière la nécessité d’une diversification pour une meilleure nutrition. L’alimentation congolaise en 2025 est donc un mélange entre racines culturelles et évolution urbaine, reflet de l’adaptation des producteurs et des consommateurs.
MMK

