Ce mercredi 6 août, Médecins du Monde France (MDM) a appuyé, à Kinshasa, un atelier de consensus réunissant experts ministériels et juristes pour finaliser le projet d’Arrêté ministériel fixant la liste des pesticides homologués et interdits en République Démocratique du Congo.
Les experts concernés sont venus des ministères de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire, ainsi que de l’Environnement et Développement Durable.

« Nous avons voulu rassembler toutes les parties prenantes concernées par la réglementation des pesticides en RDC. Il est essentiel qu’elles participent à la validation de l’Arrêté qui encadrera les produits chimiques encore largement présents sur le marché congolais, souvent de manière illicite », a expliqué Léopold Misoko, chargé de plaidoyer au sein de la mission de MDM en RDC.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme Promotion de la Santé des Maraîchers, des Consommateurs et de l’Environnement (PROSMACE), financé par l’Agence Française de Développement (AFD). Il fait suite à un premier atelier tenu fin 2024, qui avait amorcé les discussions sans la participation directe de toutes les parties réglementaires.
Pendant près de trois heures, les experts ont débattu des enjeux techniques et juridiques du document, destiné à devenir une référence nationale en matière de régulation des pesticides chimiques.
À l’issue des échanges, un projet d’Arrêté ministériel a été validé, accompagné de deux annexes, dont une liste des produits phytosanitaires interdits en RDC et une autre des produits phytosanitaires soumis à une homologation préalable.

« La prochaine étape consistera à rédiger une note explicative à l’attention des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement, en vue d’une signature officielle. Une fois signés, ces documents seront vulgarisés auprès des institutions chargées du contrôle des importations, des commerçants, et surtout des maraîchers, principaux utilisateurs de ces produits », a indiqué Christian Kiaku, chef de division prévention phytosanitaire au ministère de l’agriculture.
Si cette initiative aboutit, elle marquera une avancée historique pour la RDC : celle de disposer, pour la première fois, d’une liste officielle des pesticides problématiques et interdits. Une étape cruciale pour la santé publique, la protection des consommateurs et de l’environnement.
Linda Imbanda

