L’agriculture congolaise veut anticiper sur les métiers et compétences dont elle aura besoin pour accompagner sa transformation. Une démarche dans ce sens a été lancée récemment à Kinshasa, avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’initiative vise à rapprocher les formations des besoins réels du secteur agricole, des travailleurs et des entreprises. Elle réunit notamment les ministères concernés par l’agriculture, l’emploi, le travail et la formation professionnelle, ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs.

Derrière cette démarche se trouve une question essentielle : quelles compétences faut-il développer pour l’agriculture congolaise de demain ? Avec l’évolution des pratiques agricoles, l’introduction des nouvelles technologies, la transformation agroalimentaire et le développement des chaînes de valeur, les besoins en main-d’œuvre évoluent également.
La démarche engagée prévoit notamment de cartographier les dispositifs de formation existants et d’identifier les compétences nécessaires dans les différentes activités agricoles. Un diagnostic des compétences a déjà été réalisé dans la filière manioc.
La première phase prévoit également une formation en ligne, du 5 au 30 octobre 2026, destinée aux membres du groupe technique national chargé de travailler sur ce mécanisme.
Pour la RDC, l’enjeu dépasse donc la formation classique de l’agriculteur. Il s’agit aussi de préparer des compétences dans la transformation, les nouvelles technologies, les chaînes de valeur et l’entrepreneuriat agricole, afin que les jeunes puissent trouver davantage d’opportunités dans un secteur appelé à évoluer.

Cette initiative pose finalement une question centrale : les établissements de formation congolais préparent-ils déjà les jeunes aux métiers de l’agriculture de demain ? Car la formation doit désormais répondre aux besoins du marché.
Parfait Monsengwo

