À l’occasion de la Journée internationale du café, célébrée ce 1er octobre, la filière café congolaise mérite un regard au-delà de la tasse. Arabica dans l’Est et robusta dans le Nord-Ouest, la RDC dispose de conditions favorables à la culture du café. Pourtant, les producteurs restent confrontés à plusieurs difficultés.
Derrière chaque tasse se trouvent des mois de travail : entretien des caféiers, récolte, transport, transformation et commercialisation. Mais, dans plusieurs zones de production, ces différentes étapes restent difficiles à maîtriser.

Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri figurent parmi les principales zones de production de l’arabica congolais. Toutefois, dans certaines de ces régions, l’insécurité perturbe les activités agricoles. Des producteurs peinent à accéder à leurs plantations, à acheminer leurs récoltes et à rejoindre les circuits commerciaux.
Des prix soumis aux fluctuations du marché
À ces difficultés s’ajoute la question de la commercialisation. Le café congolais est exposé aux variations des cours internationaux. Au 21 septembre 2026, le kilogramme de robusta congolais était coté à 3,52 dollars américains, contre 3,46 dollars la semaine précédente. L’arabica se négociait, pour sa part, à 5,42 dollars le kilogramme, en baisse de 2,34 % sur une semaine.
Cependant, le prix international ne résume pas à lui seul la réalité du producteur. Entre la plantation et le marché, le café doit encore passer par plusieurs étapes qui influencent sa valeur et le revenu du cultivateur.

Des exigences qui se renforcent
L’accès aux marchés internationaux impose désormais des exigences plus strictes. Un atelier organisé à Kinshasa en septembre 2026 a notamment porté sur les normes internationales, la traçabilité et le règlement européen sur la déforestation, qui concerne notamment le café.
Pour les producteurs et les entreprises congolaises, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à produire. Il faut également être capable de retracer l’origine du café, d’en garantir la conformité et d’en préserver la qualité.

Au-delà de la tasse
Cette Journée internationale du café permet ainsi de mettre en lumière les réalités qui se cachent derrière chaque tasse. Les producteurs doivent composer avec les contraintes de production, les coûts de transport, l’accès aux marchés, les exigences de qualité et les fluctuations des prix.
Pour la RDC, l’enjeu est désormais de mieux valoriser cette filière afin qu’une part plus importante de la valeur créée bénéficie aux producteurs et aux communautés rurales. Cela passe notamment par l’amélioration de la production, la sécurisation des circuits commerciaux, le développement de la transformation locale et une meilleure valorisation du café congolais.
Parfait Monsengwo

