À l’Assemblée nationale, l’Honorable Marie Tipoy Fiking, élue du territoire d’Idiofa dans la province du Kwilu, a transformé son Rapport de Vacances Parlementaires en véritable cri d’alarme: Routes impraticables, enseignants abandonnés, sécurité fragile. Autant de défis qui étouffent un territoire pourtant riche en potentialités agricoles, renseigne un communiqué de la cellule de communication de cette institution étatique.

Enclavement et perte des récoltes
Idiofa, cœur vert du Kwilu, produit abondamment mais reste prisonnier de son enclavement. Les paysans, faute de routes praticables, voient leurs récoltes s’entasser sans atteindre les marchés. « Désenclaver Idiofa, c’est donner de l’oxygène à l’agriculture », plaide la députée, appelant le ministère des Infrastructures et Travaux publics à agir sans délai.
Mais l’agriculture ne peut prospérer sans éducation ni sécurité. Marie Tipoy Fiking dénonce les conditions précaires des enseignants, souvent privés de salaires réguliers et contraints de travailler dans des écoles délabrées. Elle alerte aussi sur le manque criant d’effectifs de la Police nationale congolaise, incapable d’assurer une protection minimale dans plusieurs localités.

Idiofa, miroir des conditions des vies des paysans de la RDC
Le plaidoyer de l’Honorable Marie Tipoy Fiking en faveur des paysans du territoire d’Idiofa dans le Kwilu révèle l’état des routes, des écoles et la quasi absence de sécurité. Il établit ainsi un croquis global des conditions précaires dans lesquelles évolue la plupart des provinces, territoires et villages de la République Démocratique du Congo. Dans ces entités enclavées, les priorités légales des populations sont les dernières choses auxquelles elles ont accès.
Linda IMBANDA

