Le lancement du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais » ouvre une nouvelle perspective pour l’agriculture nationale. En plaçant la jeunesse au cœur de la transformation économique, cette initiative redonne à l’agriculture son rôle stratégique, non plus comme simple activité de subsistance, mais comme moteur de croissance et d’innovation.

L’axe de la formation professionnelle prévoit le renforcement des écoles des métiers et des centres de formation. Dans le domaine agricole, cela signifie la création de filières spécialisées en agro-industrie, en mécanisation, en irrigation et en transformation locale. Les jeunes pourront ainsi acquérir des compétences techniques adaptées aux réalités rurales, augmentant la productivité et la qualité des produits.
Le volet entrepreneuriat, avec l’opérationnalisation du concours CONAPAS, constitue une opportunité majeure pour les jeunes agripreneurs. Ce mécanisme permettra de financer et d’accompagner des projets agricoles porteurs, tels que des coopératives de manioc, des unités de transformation de maïs ou des fermes avicoles. En soutenant ces initiatives, le programme favorise la création de chaînes de valeur locales et la diversification des revenus.
Enfin, l’axe consacré à l’accès à l’emploi et à l’égalité des chances vise à intégrer les jeunes ruraux dans des brigades agricoles et des projets collectifs. Cela contribuera à réduire le chômage dans les campagnes, à stabiliser les zones rurales et à limiter l’exode vers les grandes villes. L’agriculture devient ainsi un espace d’insertion professionnelle et de patriotisme économique, où le travail de la terre est valorisé comme un acte de construction nationale.

Retenons que le programme « Debout Jeunes Congolais » peut transformer l’agriculture en un secteur moderne, attractif et rentable. En mobilisant la jeunesse, il crée un pont entre tradition et innovation, et peut ouvrir la voie vers une souveraineté alimentaire durable.
Petit à petit, l’on s’achemine réellement vers la revanche du sol sur le sous-sol, conformément à la volonté du président de la République.
Medy LAPATSH

