Un atelier de réflexion a réuni, le jeudi 28 mai 2026 à Kinshasa, les partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la plateforme digitale Agritech Moloni, destinée à conseiller et orienter les acteurs du secteur agricole en RDC. Organisé à l’approche de la clôture de la phase pilote prévue le 31 mai, ce rendez-vous stratégique a marqué une étape importante dans la préparation de la pérennisation et de l’extension du projet.

Capitalisation des acquis
La rencontre, ponctuée d’échanges et de démonstrations techniques, a permis d’évaluer les acquis enregistrés dans les provinces de Kinshasa et du Kongo Central, premiers sites de déploiement du projet. Coordonné par l’ong Humundi, les co-créateurs de la plateforme KADEA et VODACOM RDC, ainsi que les institutionnels du Ministère de l’Agriculture et de l’INERA, DANTIC/DMPACC, se sont réunis avec les producteurs agricoles représentés par FEPPAKIN et COPACO-PRP ; tous ont partagé leurs observations et suggestions afin de tracer les perspectives pour la suite et la mise à échelle. Humundi et la plateforme Agritech Moloni, ont aussi bénéficié de l’appui financier d’Enabel et de l’Union européenne (Global Gateway).
Innovation numérique au service de l’agriculture congolaise
La plateforme a été conçue en phase pilote pour renforcer la résilience agricole de 10.000 producteurs grâce à des informations climato intelligentes et des conseils pratiques, ainsi que les relevés réguliers des prix des produits agricoles sur les marchés. Elle s’inscrit dans une dynamique d’innovation numérique au service de l’agriculture congolaise. Elle permet aussi une plus grande visibilité (cartographie) et met en avant une image positive et attractive du monde paysan.
Au-delà de son rôle de plateforme de conseil, Agritech Moloni se distingue par son ambition de devenir un réseau interactif reliant producteurs, chercheurs et institutions, afin de favoriser le partage de données et l’adoption de pratiques durables.
Travail coordonné pour des perspectives ambitieux
Sous la facilitation de l’expert Alain Huart, les participants ont été répartis en trois groupes de réflexion. « Le premier groupe s’est intéressé au développement territorial, en examinant les modalités d’extension du projet vers d’autres provinces et les thématiques prioritaires à aborder. Le second groupe a travaillé sur l’identification de nouveaux partenaires techniques, institutionnels et financiers, tandis que le troisième s’est concentré sur la durabilité financière et les mécanismes de viabilité à long terme », a-t-il fait savoir.

À l’issue de l’atelier, un rapport synthétique reprendra les principales recommandations, une synthèse des travaux des groupes, les pistes de partenariats identifiées, ainsi que les premières orientations pour la cartographie des acteurs issus des autres provinces ainsi que les éléments d’une feuille de route nécessaire à la prochaine étape.
Linda IMBANDA

