Dans les terres fertiles du Haut-Katanga, la pomme de terre s’impose peu à peu comme une culture de survie et d’avenir. Entre Lubumbashi, Kipushi et Kasumbalesa, les producteurs misent sur ce tubercule pour diversifier une économie longtemps dominée par le cuivre et le cobalt.
Mais derrière l’espoir, les défis persistent : semences améliorées trop coûteuses, infrastructures de stockage quasi inexistantes, et un climat de plus en plus imprévisible. Les pertes post-récoltes restent élevées, fragilisant une filière encore balbutiante. Pourtant, la demande locale explose.

Dans les marchés urbains, la pomme de terre est devenue un aliment incontournable, prisé par les ménages et les restaurateurs. Les coopératives agricoles, bien que fragiles, commencent à s’organiser pour peser face aux intermédiaires.
Si les investissements en stockage et en formation se concrétisent, le Katanga pourrait transformer ce tubercule en véritable pilier de sa souveraineté alimentaire. La pomme de terre n’est plus seulement un légume : elle est en train de devenir un symbole de résilience et de dignité paysanne.
Medy LAPATSH

