En RDC, les routes réhabilitées et les marchés locaux redonnent souffle aux petits producteurs et commerçants. Congoquotidien.info, dans ses récits, a informé sur la réhabilitation de la route Kimwenza (Mont Ngafula). Cette réhabilitation a un tournant économique et social pour les familles de ce coin, en améliorant l’accès aux marchés aux maraîchers et la mobilité scolaire et familiale.
Par ailleurs, les usagers ont salué l’avancement des travaux de ladite route. « Pour de nombreux résidents, cette route représente bien plus qu’un simple itinéraire : elle constitue un passage essentiel vers les écoles, les lieux de service, les zones d’approvisionnement en denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité alimentant plusieurs quartiers environnants », a informé la Radio Okapi.

Remise des tracteurs et équipements
Le week-end dernier, l’actualité agricole à Kinshasa était plus dominée par la remise stratégique des 82 tracteurs et équipements, lors d’une cérémonie officielle organisée le 13 mars 2026, par le gouvernement congolais, à travers le ministère de l’environnement, développement durable. Des équipements remis dans le cadre du Programme d’Investissement pour la forêt et la restauration des savanes (PIFORES), soutenu par la Banque mondiale.
Selon la Radio Okapi, cette initiative vise à renforcer les capacités opérationnelles des acteurs engagés dans la restauration des paysages, le développement des chaînes de valeur agro-forestières et l’amélioration durable des moyens de subsistance des communautés locales, selon le ministère de l’Environnement.
L’agriculture comme promesse électorale
À Djambala, au Congo-Brazzaville, le président-candidat Denis Sassou-N’Guesso a placé le développement agricole des Plateaux au cœur de son discours. Les promesses d’investissements dans les filières vivrières et de soutien aux jeunes et femmes traduisent une volonté de faire de l’agriculture un levier électoral. Mais au-delà des slogans, la question demeure : ces engagements seront-ils suivis d’effets concrets pour les producteurs ruraux, souvent laissés en marge des grandes politiques publiques ?

Afrique de l’Ouest : la souveraineté alimentaire sous tension
Au Sénégal, les producteurs de riz dénoncent la flambée des prix des engrais importés, pendant qu’au Nigeria, le gouvernement tente de stabiliser les marchés avec un programme de stockage stratégique du maïs et du sorgho. Ces initiatives traduisent une inquiétude partagée : la dépendance aux intrants et aux importations fragilisant ainsi la souveraineté alimentaire, alors que les crises mondiales imposent une révision urgente des modèles agricoles.
Medy LAPATSH

