Au regard de la tendance actuelle de la guerre qui sévit au Moyen-orient mettant aux prises les États-Unis et Israël d’un côté, contre l’Iran de l’autre, on est tenté d’affirmer que l’Afrique ne passera pas à côté des conséquences néfastes de cette guerre. La guerre au Moyen‑Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz provoquent une flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires, ce qui peut affecter directement les coûts de production agricole, le transport et la sécurité alimentaire en Afrique.
Chaînes d’impact sur l’agriculture africaine
L’Afrique importe la majorité de ses produits pétroliers. La hausse du prix du carburant renchérit le coût du transport des denrées, de l’irrigation motorisée et de la transformation agroalimentaire. Cette crise menace déjà la production agricole de plusieurs pays africains et la sécurité alimentaire des pays en développement.
L’actualité agricole du jeudi 12 mars dernier, révèle que les exportations marocaines sont déjà impactées par cette crise, causée par le fermeture du détroit d’Ormuz.

Rappel de la tendance de cette guerre
Le détroit d’Ormuz est actuellement fermé par l’Iran, une décision stratégique qui bouleverse le commerce mondial de l’énergie. On n’est pas sans savoir que près d’un quart du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié transitent par ce détroit. Les prix du baril ont déjà bondi au-delà de 90 dollars, selon plusieurs sources concordantes, et les conséquences se font sentir sur l’Asie, l’Europe et l’Afrique.
Les Gardiens de la révolution iranienne ont déclaré la fermeture du détroit, depuis début mars 2026. Mojatba Khamenei, nouveau guide suprême iranien, a confirmé vouloir maintenir le détroit fermé, appelant aussi à l’expulsion des bases américaines de la région. Cette fermeture est utilisée par l’Iran comme levier géopolitique dans le conflit qui l’oppose aux États‑Unis et à Israël.
Retenons que l’agriculture africaine est prise dans une “spirale indirecte” : elle ne subit pas les bombes du Moyen‑Orient, mais elle encaisse malheureusement les répercussions économiques et alimentaires.
Medy LAPATSH

